Actualités
Auteur: INSTITUT AFRIQUE DECIDE
Publié le:
08 déc. 2025
<p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span class="xv78j7m" spellcheck="false">#Patrimoine</span> <span class="xv78j7m" spellcheck="false">#culturel</span> & <span class="xv78j7m" spellcheck="false">#Développement</span> des <span class="xv78j7m" spellcheck="false">#Territoires</span> </span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Place du cinéma dans la valorisation du patrimoine au Bénin : Afrique Décide relance le débat</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L’Institut Afrique Décide a tenu, ce samedi 06 décembre 2025 de 10h à 12h, son dernier panel de l’année, consacré au thème : « Le cinéma dans la valorisation du patrimoine culturel au Bénin : état des lieux, défis et perspectives ».</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L’événement a rassemblé 03 panélistes et une diversité d’acteurs du secteur : réalisateurs, producteurs, journalistes culturels, étudiants de l’INMAAC et de l’École du Patrimoine Africain, chercheurs en études cinématographiques, passionnés du cinéma béninois et membres de la communauté. </span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les deux premiers panélistes, Bruno Sesti et Joan Bruno HOUNGUÈ, tous deux producteurs et réalisateurs français, ont partagé leurs expériences du terrain en matière de production cinématographique au Bénin, ainsi que les défis majeurs auxquels ils sont confrontés.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Bruno Sesti, responsable de la société de production audiovisuelle EKABO, développe des projets de films documentaires en lien avec le patrimoine culturel du Bénin. Il travaille actuellement sur un documentaire consacré à Codjo Lewis, abordé depuis la perspective de la ville de départ. Quant à Joan Bruno HOUNGUÈ, arrivé au Bénin le 06 juin 1989, il a réalisé un documentaire sur la production du sel le long du littoral béninois et consacre, depuis 1992, l’essentiel de ses travaux filmés à l’univers du vodun.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le troisième intervenant, conférencier principal, était Dr Dognon Elavagnon Dorothée, enseignant-chercheur en études cinématographiques, réalisateur, producteur et directeur de la photographie béninois. Ancien Directeur national de la cinématographie du Bénin (2011–2016), il est actuellement Directeur du Centre de Gestion du Patrimoine Muséal et des Arts de l’Université d’Abomey-Calavi.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Dans son exposé, le Dr Dognon a rappelé que le cinéma constitue en lui-même un patrimoine. Pour lui, les salles de projection sont de véritables lieux de mémoire, les expériences spectatorielles représentent un patrimoine immatériel et les archives filmiques doivent être reconnues comme des biens culturels à protéger.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Il a plaidé pour la création d’une cinémathèque nationale, la numérisation des archives audiovisuelles et la patrimonialisation des anciennes salles de cinéma. Le conférencier a également montré comment le cinéma peut interroger les politiques de restitution et devenir un outil de souveraineté narrative, en évoquant l’exemple du film Dahomey de Mati Diop.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Selon le Dr Dognon, malgré les efforts engagés depuis quelques années dans le secteur, quatre défis majeurs conditionnent l’avenir du secteur cinématographique béninois : un financement insuffisant, dépendant des bailleurs étrangers ; des capacités de formation limitées, notamment en documentaire patrimonial et en archivage ; une diffusion restreinte, due au manque de circuits intégrés dans les musées, écoles ou plateformes numériques ; une conservation fragile, liée à l’absence de laboratoires spécialisés et de cinémathèques.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">À l’issue de sa présentation et des échanges avec le public, plusieurs pistes de collaboration futures ont été identifiées dont la signature d’un accord de partenariat entre l’Institut Afrique Décide et l’INMAAC pour le co-développement de programmes de formation continue dans les métiers du cinéma, la création d’un laboratoire de cinéma patrimonial, ainsi que d’autres projets visant à soutenir la professionnalisation et la dynamisation du secteur cinématographique au Bénin.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Globalement, les échanges ont permis de dresser un panorama riche, critique et constructif de l’apport du cinéma à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine culturel au Bénin.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L’Institut Afrique Décide remercie l’ensemble des participants, en présentiel comme en ligne, pour leur disponibilité, leurs contributions et leur engagement en faveur d’un cinéma au service du patrimoine culturel béninois.</span></p>
Référence
https://www.facebook.com/share/p/1GNWGmkKbu/