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Auteur: INSTITUT AFRIQUE DECIDE
Publié le:
14 févr. 2026
<p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span class="xv78j7m" spellcheck="false">#Patrimoine</span> <span class="xv78j7m" spellcheck="false">#culturel</span> & <span class="xv78j7m" spellcheck="false">#Diffusion</span> des <span class="xv78j7m" spellcheck="false">#Savoirs</span> </span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Black History Week — Jour 6 : Le retour comme choix, comme engagement</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La sixième et dernière journée de la Black History Week 2026 a déplacé la réflexion du terrain des idées vers celui de l’expérience. Entre Allada, Ouidah et Cotonou, elle a donné une résonance humaine aux débats menés tout au long de la semaine scientifique.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">À Allada, dans l’espace de la Sphère Jah, les participants prennent place, assis sur des nattes traditionnelles. Face à eux, Père Jah . Pas de pupitre, pas de protocole. Une parole directe.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La causerie, intitulée « Histoire d’un retour : résistance mémorielle et grands défis » , a donné un visage concret à l’un des axes majeurs de la semaine scientifique. Afro-descendant revenu au Bénin avec toute sa famille il y a quelques décennies, Père Jah n’a pas évoqué un simple déplacement géographique. Il a raconté un engagement.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Son récit a retracé un itinéraire fait de déplacements, de choix assumés et de renoncements. Revenir n’a pas été un choix confortable. Il a fallu renoncer, s’adapter, reconstruire. Ses paroles ne relevaient pas de la nostalgie. Elles portaient le combat, la résilience et les sacrifices consentis avec son épouse, Mère Jah , femme remarquable par son parcours et son courage, qui a pleinement assumé ce projet de retour. Ensemble, ils ont fait de cette décision un acte fondateur, pensé comme une voie ouverte à d’autres Afro-descendants désireux de renouer avec leurs racines.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">À travers cette trajectoire familiale, le thème général de la Black History Week a trouvé une traduction tangible : le retour ne concerne pas uniquement les biens culturels dispersés par l’histoire. Il concerne aussi des hommes et des femmes qui choisissent de revenir, d’habiter autrement le continent et d’y inscrire leur descendance.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La rencontre s’est prolongée autour d’un repas entièrement végétarien, partagé avec simplicité. Ce moment, loin d’être anecdotique, prolongeait le sens du témoignage : vivre autrement, consommer autrement, penser autrement son rapport au corps, à la nature et au monde.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">À Ouidah, le village de résistance d’Azizakouè a offert un autre éclairage. Accueillis Oba et d’autres responsables locaux, les participants ont découvert l’histoire d’une communauté fondée sur la cohésion de plusieurs clans et sur la protection du territoire. Ici, la mémoire ne se limite pas à un récit du passé : elle structure encore l’organisation sociale et les équilibres collectifs.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En soirée, à l’Institut français du Bénin, l’expression artistique a pris le relais avec la soirée MIKWABO , suivie du défilé « Couleur Indigo » de Madame Nadia Adanlé. À travers les créations présentées, les tissus et les silhouettes, c’est une identité contemporaine qui s’est exprimée, ancrée dans l’histoire et tournée vers l’avenir.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Ce moment a révélé l’étendue des savoirs et savoir-faire endogènes africains, l’ingéniosité transmise par les générations précédentes et la place centrale de la féminité dans l’histoire des créations africaines, d’hier à aujourd’hui.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La visite de la Place de l’Amazone a offert une dernière perspective. Devant cette figure monumentale, symbole des femmes combattantes du Danxomè, la réflexion s’est élargie à l’histoire longue du continent et aux formes anciennes de résistance et d’organisation politique.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Ainsi s’achève cette sixième étape. Une journée qui n’a pas seulement clôturé une programmation, mais qui a articulé trois dimensions essentielles : le retour individuel, la mémoire communautaire et la création contemporaine.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La Black History Week 2026 aura interrogé la traite négrière et la colonisation. Mais elle aura surtout montré que l’Afrique demeure un espace de continuité active, où le retour des biens reste une revendication</span></p>
Référence
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