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04
oct..
2025
L’Afrique face au défi de la restitution de ses trésors culturels : Afrique Décide rouvre le débat lors de sa rentrée scientifique 2025-2026
Actualités
Auteur: INSTITUT AFRIQUE DECIDE
Publié le: 04 oct. 2025

<p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span class="xv78j7m" spellcheck="false">#Patrimoine</span> <span class="xv78j7m" spellcheck="false">#culturel</span> &amp; <span class="xv78j7m" spellcheck="false">#D&eacute;veloppement</span> des <span class="xv78j7m" spellcheck="false">#Territoires</span> </span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L&rsquo;Afrique face au d&eacute;fi de la restitution de ses tr&eacute;sors culturels : Afrique D&eacute;cide rouvre le d&eacute;bat lors de sa rentr&eacute;e scientifique 2025-2026</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le samedi 04 octobre 2025, l&rsquo;Institut Afrique D&eacute;cide a organis&eacute;, &agrave; l&rsquo;Auditorium des Savoirs de son si&egrave;ge &agrave; Ouidah, le panel inaugural de sa rentr&eacute;e scientifique et culturelle 2025-2026, marquant &eacute;galement le 15ᵉ anniversaire de l&rsquo;institution.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La c&eacute;r&eacute;monie a r&eacute;uni de nombreuses personnalit&eacute;s : l&rsquo;Ambassadrice du Br&eacute;sil au B&eacute;nin, le repr&eacute;sentant de l&rsquo;Ambassadrice de France au B&eacute;nin, le repr&eacute;sentant du Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, le Directeur du Patrimoine Culturel, Sa Majest&eacute; Daagbo Hounon Hounan II, ainsi que des responsables et partenaires culturels tels que Le Centre, Villa Karo, le Temple des Pythons, CCOM23, etc. &Eacute;taient &eacute;galement pr&eacute;sents des chercheurs, &eacute;tudiants et &eacute;l&egrave;ves. La ma&icirc;trise de c&eacute;r&eacute;monie a &eacute;t&eacute; assur&eacute;e par M. Serge Ayaka, Directeur de la Radio Nationale (SRTB).</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le temps fort de la journ&eacute;e fut la conf&eacute;rence inaugurale anim&eacute;e par le Dr Franck Komlan OGOU, Directeur de l&rsquo;&Eacute;cole du Patrimoine Africain (EPA), sur le th&egrave;me :</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&laquo; Restitution des biens culturels africains : &eacute;tat des lieux et perspectives pour le B&eacute;nin et l&rsquo;Afrique&raquo;.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Archiviste et historien du patrimoine, Franck OGOU est reconnu comme une figure de r&eacute;f&eacute;rence dans le domaine de la conservation et de la valorisation du patrimoine culturel africain. Son expertise, forg&eacute;e par plus de vingt ans d&rsquo;exp&eacute;rience et une riche carri&egrave;re acad&eacute;mique, conf&egrave;re &agrave; sa voix une autorit&eacute; particuli&egrave;re sur ce sujet sensible.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Restitution du patrimoine : un processus complexe mais porteur d&rsquo;espoir</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Dans son intervention, le Dr OGOU a rappel&eacute; que la restitution des biens culturels africains est une probl&eacute;matique mobilisant des enjeux &agrave; la fois historiques, &eacute;thiques, juridiques et diplomatiques.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Gen&egrave;se du mouvement</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">D&egrave;s les ann&eacute;es 1970, l&rsquo;UNESCO, sous l&rsquo;impulsion de son premier Directeur g&eacute;n&eacute;ral africain, Amadou-Mahtar M&rsquo;Bow, avait plaid&eacute; pour le retour des biens culturels, consid&eacute;r&eacute;s comme des t&eacute;moins irrempla&ccedil;ables de l&rsquo;identit&eacute; des peuples. Ces plaidoyers insistaient sur la n&eacute;cessit&eacute; de garantir la conservation, l&rsquo;accessibilit&eacute; au public et la protection juridique des biens restitu&eacute;s.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Un tournant fut marqu&eacute; en 2017 par le discours d&rsquo;Emmanuel Macron &agrave; Ouagadougou, o&ugrave; le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais d&eacute;clara vouloir cr&eacute;er les conditions pour la restitution, temporaire ou d&eacute;finitive, du patrimoine africain. Le rapport de B&eacute;n&eacute;dicte Savoy et Felwine Sarr, command&eacute; dans ce cadre, a nourri un d&eacute;bat majeur. </span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Exemples embl&eacute;matiques</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le B&eacute;nin et le S&eacute;n&eacute;gal figurent parmi les premiers b&eacute;n&eacute;ficiaires : le retour des 26 tr&eacute;sors royaux d&rsquo;Abomey en 2021 et du sabre d&rsquo;El Hadj Omar Tall, expos&eacute; &agrave; Dakar, illustrent la port&eacute;e symbolique de ce mouvement.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Quels d&eacute;fis pour les &Eacute;tats africains ?</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le Dr OGOU a soulign&eacute; que la restitution n&rsquo;est pas une fin en soi et doit s&rsquo;accompagner de mesures concr&egrave;tes :</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&bull; Renforcer les capacit&eacute;s du personnel des mus&eacute;es africains, en formant une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de professionnels ;</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&bull; Construire des mus&eacute;es adapt&eacute;s aux r&eacute;alit&eacute;s africaines, r&eacute;pondant aux besoins des soci&eacute;t&eacute;s locales plut&ocirc;t que de reproduire les mod&egrave;les occidentaux ;</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&bull; R&eacute;viser les cadres juridiques nationaux, afin d&rsquo;assurer une protection durable et adapt&eacute;e des biens restitu&eacute;s. Le B&eacute;nin, avec sa r&eacute;cente loi sur le patrimoine, est cit&eacute; comme un exemple en la mati&egrave;re.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Pour lui, il est essentiel de d&eacute;velopper des mus&eacute;es &laquo; qui nous ressemblent &raquo;, int&eacute;grant des th&eacute;matiques culturelles et sociales propres &agrave; nos contextes, afin que le patrimoine restitu&eacute; devienne un outil vivant de transmission et de d&eacute;veloppement.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Au-del&agrave; du d&eacute;bat scientifique, la journ&eacute;e a permis de c&eacute;l&eacute;brer le 15ᵉ anniversaire de l&rsquo;Institut Afrique D&eacute;cide. Les &eacute;changes, les pri&egrave;res et v&oelig;ux des partenaires ont donn&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement une dimension sp&eacute;ciale.</span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L&rsquo;Institut Afrique D&eacute;cide remercie chaleureusement tous ceux qui ont effectu&eacute; le d&eacute;placement et r&eacute;affirme son r&ocirc;le de plateforme de r&eacute;flexion, de recherche et d&rsquo;action en faveur du patrimoine et de la culture &agrave; Ouidah, au B&eacute;nin et en Afrique.</span></p>

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