Actualités
Auteur: INSTITUT AFRIQUE DECIDE
Publié le:
19 nov. 2025
<p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span class="xv78j7m" spellcheck="false">#Patrimoine</span> <span class="xv78j7m" spellcheck="false">#culturel</span> & <span class="xv78j7m" spellcheck="false">#Développement</span> des <span class="xv78j7m" spellcheck="false">#Territoires</span> </span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">« À présent que je connais mes origines, je peux mourir en paix . » </span><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Ainsi s’exprimait, à Ouidah en 2021, Codjo Odoubiyi Allouko, nonagénaire yoruba revenu d’un périple à Iméko à la recherche de ses origines, accompagné par l’Institut Afrique Décide, dans cette même ville où son ancêtre avait été capturé lors des guerres liées à la traite négrière au début du XIXᵉ siècle, avant d’être conduit et installé à Ouidah sans être déporté vers les Amériques.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Au compte des projets mémoriels et de recherche des origines liées à la traite négrière transatlantique, l’attention s’est traditionnellement portée sur les initiatives de retour des Afrodescendants américains vers l’Afrique en générale, l’Afrique de l’Ouest en particulier, largement médiatisées et emblématiques de l’imaginaire du retour aux origines.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Cependant, il existe également des retours plus discrets, de nature locale, concernant des communautés capturées dans l’intérieur des terres et déplacées vers les villes côtières comme Ouidah sans être déportées vers les Amériques. Certaines de ces familles, restées sur le territoire ouidahnien, entreprennent des démarches pour retrouver leurs origines, notamment dans le centre du Bénin, en milieu Mahi, ou dans les territoires yoruba du Nigéria actuel.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Depuis une dizaine d’années, l’Institut Afrique Décide documente et accompagne les mouvements de retour locaux initiés par des populations historiquement capturées et installées à Ouidah et dans ses environs, engagées dans la reconstitution de leur mémoire et de leur filiation. Dans ce cadre, l’institut a accompagné, en 2021 et avec le soutien de l’Ambassade de France au Bénin, Codjo Odoubiyi Allouko dans la recherche de ses origines à Imèko, au Nigéria, un parcours à travers le Bénin et le Nigéria qui a réactivé la mémoire de la traite par la mise en relation des « terres d’origine » et des « terres d’exploitation ».</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Codjo Odoubiyi Allouko, âgé de plus de cent ans, est décédé en octobre dernier et sera inhumé à Ouidah à le 03 Décembre 2025. Nous gardons de lui l’image d’un vieillard qui a refusé de mourir sans avoir foulé la terre de ses ancêtres, capturés et déplacés deux siècles plus tôt. Son engagement témoigne de l’importance de la mémoire historique et du lien à la filiation ancestrale. Puissent son âme reposer en paix auprès de ses ancêtres à Iméko, et son parcours continuer d’inspirer celles et ceux qui, comme lui, portent le désir profond de connaître leurs origines.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Pour honorer sa mémoire, l’Institut invite à visionner la vidéo retraçant son projet et son retour à Imèko, une contribution précieuse à la compréhension des dynamiques de retour et de mémoire liées à la traite négrière transatlantique.</span><br><br><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Lien : <a class="x1fey0fg xmper1u x1edh9d7" href="https://youtu.be/h4_yz71iwmU?si=SRMjX8TTeH0rcB43">https://youtu.be/h4_yz71iwmU?si=SRMjX8TTeH0rcB43</a></span></p>
Référence
https://www.facebook.com/share/p/1FBjFBFxPT/